François-Xavier Jamin

11/04/2016

 

Interview exclusive de François-Xavier Jamin

 

 

Salut François-Xavier, peux-tu nous dire quelques mots à ton sujet pour commencer ?

Salut, J’ai 21 ans, originaire de Toulouse, j’y fait mes études d’architecture. Après mon bac littéraire au lycée St Sernin, et un concours de l’ENSCI raté de peu, j’ai intégré l’école d’archi, et je m’y suis bien plu, puisque j’y suis depuis 3 ans maintenant.

 

 

Pourquoi avoir choisi l’architecture ?

 En fait, pendant mon bac option art plastique, je voulais plutôt m’orienter vers le design produit. Mais l’architecture, et son côté pluridisciplinaire m’a vraiment attiré, avec ce mélange entre théorie et pratique, mêlant arts, conception, et littérature.

 

 

 

 

 

Quels sont tes architectes et designers favoris et où trouves tu de l’inspiration pour tes travaux ?

 Toujours compliqué d’avoir des « préférés » et de parler de soi mais je ratisse plutôt large. Je rentre d’un voyage au Portugal où je suis allé voir quelques projets de deux maîtres locaux, Alvaro Siza et Eduardo Souto de Moura, deux monstres à l’architecture super intéressante, et je repars bientôt pour le Tessin, la suisse italienne qui a vu naître et grandir une architecture plutôt unique avec des gens comme Luigi Snozzi, Livio Vacchini, ou Michele Arnaboldi, qui ont proposé une architecture de béton empreinte de réflexions historiques et critiques dans cette région de montagnes et de lacs, et ont transformé ce périmètre restreint en territoire d’expérimentation avec la complicité des élus et des habitants. Début mai, je poursuivrai ce petit panorama d’architecture avec un voyage en Allemagne pour aller voir de nouveau l’architecture de Peter Zumthor, de Tadao Ando, et des villas de Mies Van der Rohe, un des géants de l’architecture du XXème siècle, avec Le Corbusier, dont l’œuvre marque l’esprit d’un certain nombre d’étudiants en architecture (rire).

 

Pour le design, j’ai toujours été fasciné par ces designers intégrant dès la conception les contraintes de fabrication, de Jean Prouvé et l’industrie, à Alvar Aalto qui a d’un côté su inventer des machines capables de cintrer le bois en série, et de l’autre écouter des maîtres verriers pour transcender leur savoir-faire et concevoir des formes originales, sans jamais en oublier l’usage ou la fonction.

 

 

 

 

 

Comment décrirais-tu ton style ?

 Question difficile. Je pense que ce que je fais est empreint de la diversité des choses que je vois, côtoie, ou entend. Ca vient de l’architecture, du design, du graphisme et de l’illustration, du jazz, de la techno, bref, d’un joyeux mélange. Mais je pense que ce qui se détache de ma production, est cet attrait pour la ligne, les compositions géométriques, et un emploi limité de la couleur au profit d’un certain minimalisme.

 

 

 

Quels sont tes projets actuels ou à venir ?

 En plus de ma récente collaboration avec toi, et mes projets d’archi, je travaille actuellement au développement d’une application à Paris, et vais bientôt attaquer l’identité d’un site de référence sur l’art conceptuel belge. Sinon, j’ai toujours quelques projets de plus ou moins grande envergure en cours ou dans les cartons, citons le Club40, des Lillois qui organisent des concerts intimistes, ou les quelques artworks que je réalise occasionnellement pour Lorem Ipsum, un projet musique d’un pote… Et mon déménagment prochain à Rome va surement chambouler quelques habitudes chez moi, que dire de plus…

 

 

 

 

 

Peux-tu nous dire quelques mots sur les visuels que tu as créés pour cette collaboration avec Colorblind Apparel ?

 L’idée de bosser sur du textile m’avait déjà traversé l’esprit. Pour cette collection, je me suis inspiré d’un travail entamé avec mon binôme de projet d’archi autour de l’œuvre de Joseph Albers, dont la femme Anni, créait des motifs pour le tissu. Lui, au travers de sa peinture, proposait une réflexion sur la géométrie, la couleur, et la transparence, avec ces effets perspectifs ou axonométriques novateurs. L’idée avec Colorblind était de créer des visuels monochromes, pouvant s’associer directement à la couleur blanche, noire ou bordeaux des t-shirts. Après quelques allers-retours, quelques-unes de mes propositions sont sorties du lot, toujours autour de formes simples, qui s’assemblent façon collage, se superposent dans des plans que l’on ne distingue plus trop, ou se compilent dans un cadre, sans forcément lui donner de limites. Bref, des visuels simples, qui conviennent bien à des vêtements que l’on a envie de porter l’été sans prise de tête quoi.

 

 

 

 

 

Que peux-ton te souhaiter pour l’avenir ?

Des voyages, toujours plus nombreux je l’espère, depuis Rome prochainement, où les découvertes seront au rendez-vous sans aucun doute !

 

 

 

 

Merci beaucoup François-Xavier !

N’oubliez pas de jeter un œil à son site web ici : http://cargocollective.com/Francois-Xavier_Jamin