Yohann Bouton

13/04/2014

 

 

Interview exclusive de Yohann Bouton

 

Yann : Bonjour Yohann, peux-tu nous dires quelques mots à ton sujet ?

   

Yohann : J’ai grandi dans la campagne normande et je suis arrivé à Toulouse en 1998 ou je travaille dans la conception industrielle.

 

D’où te viens cette passion pour la photographie et quand as-tu commencé à prendre des photos?

 

J’ai commencé alors que j’étais adolescent avec une amie qui m’y a initié. Pouvoir tirer mes images en noir et blanc me plaisait tout particulièrement.

Et après le Bac, je me suis inscrit à la faculté des arts du spectacle ou j’ai pu approfondir mon goût pour l’image. Finalement, au bout d’un an, j’ai choisi d’intégrer l’ETPA (école de photo et d’audiovisuel) à Toulouse.

 

 

Quel matériel utilises-tu ?

 

Jusque là, je n’utilise le numérique que pour les photos de «tous les jours » ou pour le repérage. Quand il s’agit de réaliser un projet, l’utilisation de l’argentique s’est toujours imposée.

Et puis je suis bricoleur, j’aime savoir comment les choses fonctionnent et parfois en détourner l’usage. Je fouille les Emmaüs et les brocantes à la recherche de vieux appareils dont je peux, par exemple, modifier les fenêtres d’exposition.

Le travail sur les caravanes a été réalisé avec un Mamiya C330, c’est un appareil argentique, moyen format, bi objectif.

 

 

Où ont été faites les photos de cette série sur les caravanes ?

 

J’ai fait cette série dans les Pyrénées orientales, entre perpignan et la frontière espagnole, dans un gardiennage de caravanes.

 

Pourquoi avoir choisi un tel sujet ?

 

Je passais souvent devant cet endroit, on le voit depuis la route. Des centaines de caravanes y sont parquées hors saison en attendant de sortir lorsque les aoutiens viennent profiter de leurs congés payés au camping. Et des campings dans ce coin, il y en a !! Mais parfois, les propriétaires ne viennent plus, et certaines caravanes restaient durant des années abandonnées. Plus personne pour boire l’apéro sous le auvent.

Finalement cet endroit me faisait penser à un cimetière et l’idée de faire, ne serait ce qu’un peu revivre ces objets du souvenir grâce à l’esthétisme de l’image me plaisait beaucoup.

 

 

Quelle est ton approche de la photographie en général ? Quels sont les sujets que tu préfères traiter ?

 

J’ai du mal à qualifier mon approche de la photographie. Il me semble qu’elle évolue beaucoup. Même si je reste attiré par les atmosphères des lieux abandonnés de vieilles demeures, des hôtels dont le faste n’est plus qu’un souvenir... Les lieux de transit, comme les parkings souterrain, les stations de métro m’ont aussi souvent permis de travailler une lumière intéressante et surprenante, notamment pour le portrait.

 

 

As-tu une préférence entre la couleur et le noir et blanc ?

 

Non, tout dépend du sujet.

 

As-tu des projets de photos que tu aimerais réaliser à l’avenir ?

 

Oui bien sûr, mais rien de très précis pour le moment. J’aimerais donner à mon travail un sens plus social, mais c’est quelque chose qui demande beaucoup de temps, d’investissement et de documentation. Comme beaucoup, je m’interroge sur la société de consommation dans laquelle nous nageons, alors pourquoi ne pas tenter d’apporter un témoignage sur ce fait ?

 

 

As-tu déjà exposé tes photos quelque part ?

 

Hormis quelques expositions dans des bars toulousains, j’ai surtout participé à un festival d’art contemporain à Arrout en Ariège nommé Art’out, en 2007.

Ce festival investit le village et a de particulier qu’il s’agit aussi d’une résidence d’artistes. Les promeneurs peuvent ainsi rencontrer l’artiste en même temps que l’œuvre.

Pendant dix jours, j’ai parcouru les lieux en photographiant les habitants, les visiteurs et les acteurs du festival, leur permettant également d’assister au travail du laboratoire.

Au fil des jours, j’exposais mes images aux quatre coins du village.

 

 

Merci à toi pour cette superbe collaboration !   

 

Deux t-shirts ont été créés dans le cadre de cette collaboration, un pour homme/unisex basé sur une photo moyen format et un pour femme sous forme de patchwork polaroïd.

Livraison gratuite en France !

Yann

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